En 1954, l’Algérie compte huit millions
d´autochtones et un million de « Français
d'Algérie » (Pieds-Noirs et juifs séfarades
naturalisés). À partir de 1954, le combat armé
pour l’indépendance de l’Algérie, qui est
encore loin de rallier la majorité des algériens, se
traduit par des exactions répétées contre les
populations civiles d’origine musulmane et européenne.
Il s'ensuit une guérilla, des maquis et des affrontements
avec l’armée française, qui comprend
également des unités de supplétifs "musulmans"
appelés « Harkis». Le FLN organise son combat
sur deux fronts. Sur le plan interne il organise une
résistance à travers sa branche armée
l’ALN, tandis que sur le front diplomatique, il organise ses
activités sous la bannière du GPRA, qui orchestre une
campagne tous azimuts en vue de plaider la cause algérienne,
il réussit en 1958 à introduire pour la
première fois dans l’agenda des Nations unies la
question algérienne, ce qui représenta un franc
succès pour la diplomatie algérienne. Ce conflit fut
inscrit dans le cadre du processus de décolonisation qui se
déroule après la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Pour la France, cela concerne entre autres l’Indochine
française, Madagascar, le Maroc, l’Algérie, la
Tunisie, l’Afrique Équatoriale Française et
l’Afrique Occidentale Française. Le cas de
l’Algérie se différencie des autres en ce sens
qu’elle appartenait officiellement au territoire
français, avec un million de citoyens "dits du Premier
Collège" (les « Pieds-Noirs), dont certains, les Juifs
séfarades y étaient installés depuis
l'antiquité, c'est à dire longtemps avant la
conquête arabe. Le bilan de la guerre
d’Algérie[24] fait état de 25 000 tués
chez les soldats français et 2 000 morts de la légion
étrangère, un millier de disparus, et 1 300 soldats
morts des suites de leurs blessures. Environ 450 000
Algériens sont morts durant le conflit (les historiens
Algériens avancent le chiffre de 1,5 million de morts), mais
c’est sans compter les 8 000 villages incendiés, un
million d’hectares de forêts incendiés avec le
napalm, 2,1 millions de musulmans déplacés dans des
camps de regroupement et les dizaines de milliers de harkis
massacrés, au lendemain de la proclamation de
l'indépendance. Le 5 juillet 1962, jour anniversaire du
débarquement français en Algérie, eut lieu
à Oran le massacre de plus de 440 européens et harkis
(voir l'article détaillé : Massacre d'Oran). Fin
1962, la décolonisation est consommée, il ne reste
plus en Algérie que 100 000 européens sur près
d'un million d'avant l'indépendance
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Date de création : 09/04/08 Dernière mise à jour : 09/04/08 10:11 / 2 articles publiés